Old Locomotive – The Murlocs

Chose promise, chose due, je suggérais il y a quelques mois que vous entendriez rapidement parler de The Murlocs ici et c’est donc chose faite avec la sortie le 28 juillet de leur troisième album intitulé Old Locomotive et qui convainc tout autant que leurs deux opus précédents. Mené par Ambrose Kenny-Smith, qui officie aux claviers et à l’harmonica chez King Gizzard and The Lizard Wizard, le groupe originaire de Melbourne propose un blues aux accents vintage du plus bel effet.

© Flightless Records

Ce qu’on aime chez les Murlocs que ce soit sur leur deux EPs ou sur leur deux albums précédents c’est cette voix si caractéristique qui porte les chansons et l’utilisation de l’harmonica, instrument bien trop souvent oublié ! Et on retrouve tous ces éléments sur ce troisième album, digne héritier de ses prédécesseurs. Sans changer fondamentalement de direction, le groupe intègre plus de claviers, à la sonorité très intéressante, et ne se repose pas sur ses lauriers. Prolifiques, mais sans oublier d’être qualitatif Old Locomotive est la suite logique mais plus mature des compositions précédentes du groupe.

L’album s’ouvre sur le titre éponyme, qui nous plonge directement dans l’univers du groupe qu’on aime tant avec son intense passage d’harmonica qui laisse présager de bonnes choses pour la suite. Et le moins qu’on puisse dire c’est que cet album ne laisse pour ainsi dire aucun répit à l’auditeur. Les titres s’enchaînent avec rapidité, sans passage à vide, dans une dynamique fortement cadencée.

Les australiens déploient ainsi leur talent sur la totalité des 13 titres que composent l’album et on se laisse porter par la voix si particulière et charismatique d’Ambrose tout du long. Qu’il s’agisse de dodeliner de la tête en cadence avec le clavier de Noble Soldier ou de Daily Agony, de s’enchanter des meilleures envolées d’harmonica de l’album (Shit Storm, Violent Dreams, Snake In The Grass) ou plus simplement de se focaliser sur le timbre unique dont on ne pourrait tarir d’éloge (Oblivion, Household Hermit) cet album parvient à tout nous faire faire avec un ravissement certain.

Mêlant une sonorité de clavier atypique au meilleur du blues les Murlocs réussissent encore le à nous étonner avec un troisième album sur lequel on retrouve tout ce qui nous avait déjà plu sur les deux premiers avec ce petit quelque chose en plus qui nous fait dire que les cinq acolytes de Melbourne ont encore de quoi nous faire plaisir dans les années à venir.

Avec deux EPs et trois albums sorti en moins de cinq ans, ils encore une fois la preuve, s’il en fallait une, que de l’autre côté du globe il semble facile de faire rimer quantité avec qualité. S’il fallait trouve un reproche à faire à cet album on ne pourrait que regretter sa durée, bien trop courte à notre goût mais on se console rapidement en se disant qu’ils ne devraient pas tarder à faire parler d’eux de nouveau !

Et si en France, ils sont encore méconnus, on ne saurait que se féliciter que leur première date parisienne approche (en première partie de The Districts le 13 septembre) afin qu’ils puissent accéder à plus de notoriété 🙂

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