No Mercy For Love – Cannibale

Courant Mars, j’ai eu le plaisir de découvrir Cannibale, un groupe normand signé sur le label Born Bad Records dont il n’est plus nécessaire de faire part de la qualité. Si la tendance anthropophage qui semble se dégager du groupe avait de quoi surprendre c’est la très jolie pochette de No Mercy For Love qui a surtout retenu mon attention. Comme il arrive de choisir un livre parce que sa couverture nous interpelle on peut parfois faire des très jolies découvertes musicales de la même manière.

Cannibale - No Mercy For Love

© Born Bad Records

No Mercy For Love, c’est donc le premier album de cinq quadragénaires qui nous proposent un album aux accents tropicaux et sucrés. L’album aux rythmes africains ou sud-américains nous rappelle avec délice la période Tropicàlia qui a fait les beaux jours de la musique brésilienne de la deuxième moitié du XXème siècle. Leur musique décrite comme du “garage réunionnais” porte plutôt bien sa dénomination. En effet, on retrouve des guitares effrénées et des chansons portée par une voix très puissante mais le tout enrobé de claviers surexcités à la moiteur tropicale.

Cet album propose une musique ensoleillée et fun qui donne envie de danser en bord de mer avec un cocktail fruité à la main. En ressort le sentiment que le groupe s’est bien amusé à enregistrer cet album dont les sonorités sont aussi colorées et agréables que la pochette ! No Mercy For Love est un album qui fait voyager à l’aide de rythmes surprenants et que l’on n’attend pas forcément.

Ce premier album regorge de qualité et on se félicite d’avoir déjà trouvé le partenaire idéal des futures chaudes soirées d’été dont il sera la bande-son idéal. Joyeux, dansants, pleins de petites subtilités qui semblent provenir de très nombreuses influences différentes les 12 titres offrent ainsi du renouveau à nos oreilles qui réclament le printemps.

Sans prétention Cannibale nous délivre un album où s’opère le mélange des genres sans pour autant laisser l’auditeur confus. A la fin des trois quarts d’heure de l’album on se dit seulement qu’aussi éloignés le garage et les sons tropicaux nous semblaient ils sont en fait faits pour s’entendre et on est bien contents que les normands l’aient compris et nous le livre de cette manière.

Ce premier opus répond donc aux promesses que sa pochette avait faites et s’il existe encore des détracteurs qui proclament que la musique en France n’a plus rien à offrir on a qu’une envie : que la musique de ces normands friands de diversité parvienne jusqu’à leurs esgourdes !

Advertisements

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s