Everything is Forgotten – Methyl Ethel

J’ai récemment fait une découverte de qualité que je ne peux m’empêcher de partager sur ce blog : l’album Everything is Forgotten de Methyl Ethel, sorti début mars 2017. Pour la petite histoire, il s’agit d’un trio australien originaire de Perth que je n’ai pas résisté à écouter puisqu’il s’agit notamment du groupe qui accompagnera Pond comme première partie lors de leur tournée européenne. Une écoute qui valait donc le détour puisque ce deuxième effort des australiens réunit beaucoup de très bonnes choses.

Methyl Ethel - Everything is Forgotten

© 4AD

Ce qui frappe en premier à l’écoute d’Everything Is Forgotten, c’est la voix. En effet, il est difficile de déceler s’il s’agit d’une voix féminine ou masculine mais c’est là tout l’effet recherché. Jake Webb a déclaré souhaiter donner cet élan androgyne et du coup plutôt marquant à l’album. Est-ce une volonté de brouiller les pistes ou de laisser la possibilité à l’ensemble de l’humanité de s’identifier aux textes et aux chansons du groupe ? Toujours est-il que cette voix unisexe est l’un des éléments qui plaît dans cet album.

Celui-ci s’ouvre sur Drink Wine, une invitation à passer un moment enivrant avec les trois compères de Perth. En effet, l’ensemble de l’album est une suite de chansons entraînantes, dansantes, et rythmées du plus bel effet. Bref c’est un album catchy donc les mélodies collent à la peau ! On y retrouve des envolées de synthèse et quelques arrangements électroniques qui plaisent à l’oreille à l’image de Ubu, l’un de leurs singles.

Methyl Ethel nous livre donc un deuxième opus qui ne perd rien de ses racines psychédéliques tout en expérimentant sur de nouveaux terrains (L’heure des sorcières, Act Of Contrition) avec brio. La basse, un peu heavy, répond aux sonorités plus électroniques, et donne fraîcheur et légèreté à l’ensemble de l’album, porté tout du long par cette voix si particulière.

Au niveau de la production, les australiens ont rencontré James Ford qui officie notamment avec Foals ou Arctic Monkeys et leur a sans doute permis de donner son unité à l’album où des titres pourtant très différents cohabitent (Hyakki Yakō, No 28). Il en ressort un album divers mais cohérent qu’on écoute avec un grand plaisir et qu’on recommande à ses amis si on veut les surprendre un petit peu.

Everything Is Forgotten, c’est une preuve de plus que le psychédélisme australien et notamment la scène de Perth a de beaux jours devant lui et ne cesse de nous proposer nombre d’albums de qualité et qui ne se ressemblent pas pour autant. Pour ma part j’attends impatiemment de voir ce que le groupe propose à son public en live mais au vu de cet album autant dire que j’ai de bons espoirs de passer un très agréable moment avec les titres d’Everything Is Forgotten.

BONUS : une prestation pour le Like a Version de Triple J 😉

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