Ripe Dreams, Pipe Dreams – Cameron Avery

Aujourd’hui nous mettons la douceur à l’honneur avec Ripe Dreams, Pipe Dreams l’album de Cameron Avery. Quand il n’officie pas en tant que bassiste sur les tournées de Tame Impala, l’australien compose lui également sa propre musique. Cependant on peut dire que Cameron Avery est un habitué du changement. Après avoir publié un premier album en collaboration avec Nicholas Allbrook, le très bon Big Art en 2011, il était revenu sous le nom de The Growl et avait publié un album éponyme en 2013. Il revient donc en 2017 avec un album publié cette fois sous son nom et qui diffère à la fois du duo psychédélique ou du garage plus brouillon avec lesquels on l’avait connu.

Cameron Avery - Ripe Dreams, Pipe Dreams

© Anti Records

Et le moins qu’on puisse dire c’est que cet album valait le coup d’attendre. L’artiste nous avait teasé l’imminence d’une nouvelle oeuvre en publiant une paire chansons fin 2015 et notamment  sa magnifique collaboration avec Alexandra Saviour, We’re Just Making It Worse mais depuis il restait plutôt discret sur ce qui nous attendait. Ripe Dreams, Pipe Dreams, est selon Cameron lui-même le premier album où il s’autorise à faire la musique qu’il aime et la musique qu’il aime c’est donc les jolies ballades de crooners. Avec sa voix profonde et suave il nous promène en effet dans son univers qui fleure bon l’Amérique des années 50 par ses sonorités et l’usage de cuivres et de violons.

Ambiance que l’on retrouve d’ailleurs dans les clips  qui accompagnent cet album à l’image de Dance With Me où Cameron n’a pas hésité à s’entourer de sa copine top modèle Alexa Chung, rien que ça. Loin du bush australien c’est à L.A que Cameron Avery a composé et enregistré son album notamment avec l’aide d’Alex Turner. Il avait d’ailleurs collaboré avec celui-ci et son comparse Miles Kane sur le second album de The Last Shadow Puppets l’an dernier, n’hésitant pas à les rejoindre parfois sur scène. On ressent effectivement l’influence du duo anglais sur cet album notamment dans les envolées de violons alliés à des riffs de guitares plus puissants.

Une orchestration qui met particulièrement bien en valeur la voix grave de Cameron (Watch Me Take It Away, Whoever Said Gambling’s For Suckers) qui nous chante sur cet album très personnel son coeur brisé et sa vision des relations amoureuses. On se laisse facilement bercer par le timbre caractéristique de l’australien et ses mélodies harmonieuses et douces sans être mièvres. Toujours subtil et très équilibré aux niveau des sonorités, c’est un petit bijou envoûtant que nous livre ici Cameron. A tel point qu’on se demande vraiment pourquoi il lui a fallu si longtemps pour en venir là.

Ripe Dreams, Pipe Dreams, c’est l’album parfait pour se réchauffer à la fin de l’hiver, un album qui n’a rien à envier aux plus grands titres des plus célèbres crooners à faire découvrir aux plus romantiques comme aux fans de morceaux plus travaillés;

Il ne me reste plus qu’à vous dire qu’il sera possible de voir Cameron Avery défendre son album sur scène au Printemps de Bourges le 20 avril prochain et à la Maroquinerie le lendemain et qu’on espère sincèrement que cet album donnera lieu à une suite parce que l’histoire avec Cameron est prometteuse. (A moins qu’il décide encore une fois de prendre une autre direction mais là encore on ne doute pas qu’il nous surprendra avec brio.)

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