Alice – Meatbodies

Aujourd’hui Soundcheck vous présente Alice, le deuxième album de Meatbodies dont on avait adoré l’album éponyme sorti en 2014 tout comme leur passage à la Coopérative de Mai l’an dernier ! C’est en date du 10 février qu’est sorti Alice, et autant dire que le groupe a su passer avec brio la fameuse étape si difficile du second album. Ces américains à cheveux longs appartiennent à la sphère du prolifique et talentueux Ty Segall, en effet, Chad Ubovich officie à la basse pour Fuzz, l’un des projets de Segall.

Si la pochette de ce deuxième album, qui présente une Vénus de Milo dans un environnement pour le moins intriguant, est très loin de celle du premier sur laquelle on retrouvait une illustration aux accents psychédéliques l’énergie contenue dans cet album est la même. Bien que l’album s’ouvre sur des pépiements d’oiseaux, le reste est loin de l’image d’un dimanche tranquille à la campagne.

Alice - Meatbodies

© In The Red

Les 11 titres qui composent cet album sont au contraire à mille lieues de la tranquillité en proposant des riffs de guitare très énervés et une basse omniprésente, ce qu’on sait toujours apprécier. Sur tout l’album, le groupe nous offre de nombreuses mélodies sophistiquées et très travaillées. Il leur a fallu pas moins de trois ans pour revenir réveiller nos escouades mais on ne regrette pas d’avoir attendu.

On retrouve tout ce qui nous avait déjà plus sur le premier album du groupe : un caractère bien trempé et des chansons énergiques qui ne laissent pour ainsi dire aucun répit à l’auditeur. Au cours de ces 40 minutes le groupe nous emmène avec lui dans ses délires à l’aide de riffs qui nous transposent dans un monde parallèle ou nous rappelle comme c’est agréable de secouer sa tête en rythme pour se défouler.

Dans toutes les chansons on assiste à une multiplicité des sonorités, et l’utilisation de nombreux effets, parfois un peu trop présents, qui montrent l’investissement du groupe dans l’enregistrement de cet album. Mais ayant déjà eu l’occasion de les voir se déchaîner sur scène lors d’un concert mémorable on sait bien que Meatbodies, bien que cachés derrière leurs cheveux ne cachent pas leur indéniable talent derrière les pédales d’effets!

Après l’écoute d’Alice, on se sent un peu poisseux, comme si on avait transpiré dans une foule compacte pendant la durée d’un set un peu fou agrémenté de quelques bières. Loin du soleil de la Californie dont ils sont pourtant originaires Meatbodies nous propose un voyage aux confins du psychédélisme où on retrouve presque des accents de heavy-metal à l’image du titre Gyre. Celui-ci mêle en effet un peu des deux genres avec efficacité et sans tomber dans la caricature. On retrouve des effets, le titre dure plus de six minutes, bref de nombreux ingrédients chers au registre psyché et pourtant les riffs de guitare nouent avec des accents plus métal. Le tout donne un titre à l’image du groupe : nourri de plusieurs influences mais les mixant avec talent. Cet album montre donc que le psychédélisme et ses dérivés ont encore de beaux jours devant eux et on en est vraiment ravis !

Advertisements

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s