Dépaysement – Foreign/National

C’est d’un premier album que j’attendais avec une certaine impatience que je souhaite vous parler aujourd’hui ! Il s’agit de Dépaysement de Foreign/National qui est sorti aujourd’hui même. Foreign/National ce sont des australiens, originaires de Melbourne et c’est en découvrant que l’un des singles de leur premier album, Too Sentimental, était produit par Joey Walker de King Gizzard & The Lizard Wizard que j’ai décidé d’y jeter une oreille. J’avais beaucoup aimé cette chanson et j’avais réussi à trouver un EP et quelques singles qui m’ont tout autant plus. C’est donc avec joie que j’ai découvert leur premier effort.

La première chose qui interpelle c’est le titre de l’album, un terme français que le groupe définit comme “le son produit lorsqu’on est très très loin de chez soi et le choc d’être soudainement seul dans un endroit où personne ne se soucie de qui vous êtes ou de ce que vous faîtes”. Et oui Dépaysement est un terme qui n’a pas d’équivalent en anglais ! Sachant que le groupe a déjà une chanson nommée Paris et une Tristesse, on peut en déduire que le quintet de Melbourne doit avoir une affection pour la France. (Cocorico 😉 !)

Ce premier album s’ouvre sur le titre éponyme qui est aussi l’une des pistes les plus longues, avec une ouverture en crescendo et un volume qui s’amplifie dans les premières secondes. Et dès le début on est plongé dans l’ambiance de cet album, porté par une voix chaleureuse et qui nous invite au voyage et à la découverte.

Découverte de sonorités et de mélodies qu’on sent très travaillées, et qui cherchent à transporter l’auditeur, ailleurs, loin dans un paysage plus coloré, plus joyeux, et plus ensoleillé aussi ! L’une des pistes est plutôt claire à ce sujet portant le sobre titre Sunny Afternoon, peut-être pour un hommage pas si caché que ça aux Kinks.

Foreign/National

© Foreign/National

Les neuf pistes de l’album offre toute une variété de sons et d’images mais ces chansons sont lumineuses et s’enchaînent tel un agréable songe d’été. Toutefois, une certaine mélancolie dénote de certains morceaux comme Ballerina, ou Kadiköy, la seule piste instrumentale de l’album, et rappelle à l’auditeur dépaysé, la nostalgie de son foyer.

L’album se clôture sur 22, une piste qu’on s’imagine, pourquoi pas, écouter pendant le décollage d’un avion en repensant à tous nos bons souvenirs du voyage qui s’achève. Elle semble d’ailleurs mûrir en même temps que son narrateur, qui vieillit tout au long de celle-ci. En effet, on y repère différents mouvements, caractérisés par les percussions cuivrées du départ et différents riffs de guitares qui viennent agrémenter le reste de la chanson et l’emmènent à sa fin.

On parvient donc à la fin de cet album qui nous ravit, nous donne des envies d’ailleurs et de couchers de soleil et si on le trouve un peu court on ne doute pas que ce groupe prometteur, qui nous a proposé un premier album très beau, soigné, et duquel se dégage voyage et énergie ne tardera pas à revenir nous raconter ce qu’il se passe du côté de Melbourne.

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