Hang – Foxygen

Le tout premier article sera donc consacré au dernier album du groupe américain Foxygen. Hang  est un album totalement inattendu puisque les californiens avaient fait savoir qu’ils ne donneraient pas suite à leur troisième album …And Star Power. C’est donc avec surprise que j’apprenais aux environs du mois de novembre le retour du groupe avec un nouvel album accompagné d’une tournée. Particulièrement amatrice du son très années 60 qu’ils avaient su donner à leur second opus We Are The 21st Century Ambassadors of Peace & Magic j’attendais donc avec beaucoup d’impatience ce quatrième effort de Foxygen.

foxygen-hang

© Jagjaguwar

Et la déception fut à la hauteur de l’attente. Si le premier album avait une sonorité garage, presque brouillonne, très prononcée, le suivant contenait des accents psychédéliques et sixties ravissant et le troisième, un double album, était parfois un peu expérimental on ne retrouve avec Hang rien de ce qui nous avait fait aimer le groupe. L’album de huit pistes s’ouvre avec Follow The Leader qui est en groupe la seule chanson que l’on pourrait sauver de cet album. Les chansons se suivent et se ressemblent sans se démarquer. On est loin de la fraîcheur et la spontanéité du deuxième album et loin de la grandiloquence du suivant.

Si l’idée de départ semble être une bonne idée avec la présence de cuivres et d’un orchestre on se rend vite compte que celle-ci n’apporte rien et qu’on pourrait très largement s’en passer. L’instrumentalisation est étonnante mais dans le mauvais sens du terme. On se demande en effet si cet album n’est pas inspiré des célèbres comédies musicales américaines ou d’un album de Noël. Malheureusement si les inspirations sont intéressantes il n’en ressort au final qu’une piètre parodie qui ne convainc pas.  Au niveau du chant là aussi on ne peut qu’être déçu. La voix claire et caractéristique de Sam France se fait ici nasillarde voire criarde, là encore on pourrait croire à une parodie du groupe lui-même, si loin de ce dont on sait qu’ils sont capable de produire.

En conclusion, si on a pu se dire au départ que 33 minutes ce n’était décidément pas bien long pour l’album de ce groupe qu’on aime tant, on est au final bien heureux que l’album arrive à son terme. On ressort de cette écoute avec le sentiment qu’il est presque dommage que Foxygen ne soit sorti du silence que pour nous proposer « ça ». La volonté était peut-être de faire un album parodique, de se moquer des grosses productions américaines qui accumulent les instruments et les effets, un album à ne pas prendre au sérieux en somme. Mais dans ce cas on se demande un peu l’intérêt de la démarche : pourquoi passer par des phases d’écriture et d’enregistrement pour un album second degré ? Les huit pistes d’Hang ne nous inspirent ainsi pas grand chose si ce n’est de la déception et on est en droit de se demander si cet album n’est au final pas celui de trop pour les californiens qu’on trouvait pourtant fous de talent.

Si au contraire cet album vous a convaincu, n’oubliez pas leur passage parisien du 25 février prochain au Trabendo !

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